De l'autre côté

Léopold Prudon

 

 

 

Couv - DLC



Pagination > 88 pages
Format fermé > 17 X 24
Impression intérieur > noir et blanc
Papier intérieur > offset 140 g
Impression couverture > quadrichromie
Papier couverture > carte 300 g
Pelliculage couverture > mat
Façonnage > broché avec rabats
Sortie > août 2015
ISBN > 978-2-35419-075-0
Prix > 14 euros

Hamza est un jeune tunisien résolu à quitter son pays par tous les moyens. De moyen, il n'en a qu'un seul : payer des passeurs pour traverser la méditerranée sur un minuscule bateau de pêche plein à craquer, et rejoindre clandestinement l'Europe et la France.
Pourtant Hamza a des attaches, une compagne, une famille, des amis avec qui il a lutté durant les révolutions arabes. Mais il aspire a autre chose qu'une vie de misère, il veut aller au-delà de ce qu'il connaît, affronter le réel, croire que la vie a autre chose à lui offrir. Il n'est pas naïf, il sait que les risques sont grands, et minces les espoirs d'une vie meilleure, mais il veut voir par lui-même. Cette traversée est une expérience intime.
Car Hamza est un rêveur et toujours ses images mentales, ses espoirs, ses peurs viennent se mêler à la réalité extérieure, la contaminer, lui offrir une échappatoire et un but à poursuivre. Si sa situation est particulière, ses aspiration sont universelles. Qui n'a jamais rêvé de partir, de se réinventer ?
Le danger pour lui n'est pas simplement de mourir noyé, de se voir terrassé par la faim, d'être renvoyé d'où il vient, de ne pas trouver de logement, de travail, mais également de se voir privé de ce qui fonde sa condition d'homme : ses espoirs, ses craintes, son imaginaire.

Quand j’ai commencé à penser à ce projet, j’étais en terminale littéraire où j’étudiais l’Odyssée. J’ai regardé un documentaire d’Envoyé Spécial qui s’appellait Harragas Tunisiens et suivait le trajet d’un jeune clandestin, et j’y ai vu un lien avec l’oeuvre d’Homère, une dimension universelle, romanesque, mythologique, comme un récit d’aventure tragique, et puis quelque chose d’anachronique aussi dans le fait de risquer sa vie pour traverser la mer, comme c’était le cas il y a deux mille ans, si bien que j’ai résolu de raconter cette histoire sous une forme moins documentaire que romanesque.