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Pour Maman, mémoires d’un dégun

18.50

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« Pour Maman, mémoires d’un dégun » est l’histoire ordinaire de deux fratries vivant dans les quartiers nords de Marseille. Il y a Omar et Wonder, puis Djamila, Lago, Malic et Souali, leur famille, leur entourage, et Daniel, pièce rapportée, dont le destin est de vendre de la drogue, et dont l’ambition est d’être un artiste, un écrivain. Autre pièce rapportée : Abdoul, noir comme les autres, enfin pas tout à fait, car lui est vraiment noir, sans aucune trace de rouge dans son charbon. Les autres ont leurs origines aux Comores, les siennes sont sur le continent africain. Enfant des rues à Abidjan, il a été amené en Europe par une sorte de mécène, un bienfaiteur pervers et généreux, qui lui a fait apprendre la chorégraphie. Abdoul devient chorégraphe. Et gay. Wonder est danseur de Hip-Hop. Son frère Omar lui, n’est rien du tout. Il est ce qu’à Marseille on appelle un « dégun ». Ils sont élevés par une mère dévouée et aimante. La visite impromptue d’un huissier de justice révèle aux deux frères que le loyer n’a pas été payé depuis des années. Malic, le patron du « charbon », le réseau de drogue, propose à Omar de le faire travailler. Omar accepte. Wonder recrute Abdoul dans sa troupe de danse. Il compte sur lui pour l’aider à remporter un important concours qui lui permettrait de signer des contrats, des tournées et ainsi de payer les dettes de leur mère. Mais Abdoul a un accident qui met à mal cette espérance. Avec une jambe cassée le chorégraphe, qui s’est prévu un important solo, ne pourra même pas participer aux épreuves éliminatoires. C’est dans ces conditions que Wonder se décide à révéler un grand secret : son frère Omar a un talent caché. Il jouit d’une mémoire totale, une mémoire absolue. Il lui suffirait, lui qui n’a jamais dansé de sa vie, de voir une seule fois un pas de danse pour le reproduire à la perfection. Marché conclu. Du jour au lendemain le dégun cesse de l’être, il devient une sorte de célébrité, danseur à succès, vendeur de drogue émérite, et mannequin égérie d’un créateur de mode, marseillais et gay. Contrairement à Malic le chef du « charbon », son jeune frère Lago ne s’écarte pas du droit chemin. Il travaille dans le social et a bien l’intention de continuer. Quant au troisième frère Souali, il hésite entre les deux voies : suivre le crapuleux ou imiter le vertueux. Sauf qu’il n’est doué pour aucune des deux options. Reste le destin de Djamila, une jeune femme trop belle, trop douée, et trop sensible. Depuis toute petite, elle a une vocation : devenir médecin. Aux Comores elle a suivi l’école avec persévérance. A Marseille, où son frère Lago l’a exfiltrée, elle perd confiance en elle, et succombe aux tentations de l’amour et de la jalousie. Tout cela finit mal, comme on peut s’en douter.

Cascade de dreadlocks tombant le long du cou, tatouages disséminés sur le reste du corps, vêtements amples et colorés, Daniel avait toujours vécu dans des cités. Cheveux gris rares et courts, vêtements sobres et discrets, j’étais dramatiquement plus âgé que lui, et nos profils étaient différents. J’avais toujours vécu en ville, et ma famille ne venait pas des Comores, ni d’aucune île d’Afrique ou de l’océan indien, mais au contraire si l’on peut dire, du quartier juif de Varsovie. C’est en ces termes que je NOUS ait décrits, Daniel et moi, dans la présentation d’un film dans lequel nous serons amenés à jouer en duo. Adam Pianko

Revue de presse et interview

Pagination

136 pages

Format

17 cm x 24 cm

Impression intérieur

Noir & Blanc, Quadrichromie

Papier intérieur

Arcoset 140g

Impression couverture

Quadrichromie

Couverture

Carte 300g

Pelliculage couverture

Mat

Façonnage

Broché avec rabat 12cm

Sortie

6 mai 2017

Isbn

978-2-35419-094-1