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Métropolis

Le prix initial était : €13.70.Le prix actuel est : €10.00.

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Catégorie : Étiquette :

Un jour, Freder, le fils de Fredersen, va rencontrer Maria, esclave de la ville basse qui prêche la bonne parole aux travailleurs. Avec elle, il va découvrir les bas quartiers et la misère. Bouleversé, il va essayer de défendre la cause des travailleurs auprès de son père sans grand succès. Fredersen décide alors de créer, avec l’aide de Rotwang, un robot…
» L’idée d’adapter le film Métropolis de Fritz lang (d’après un roman de Théa von Habou) est née en 2007 dans une conversation avec Bruno Letor, compositeur et animateur de l’émission « Tapages nocturnes » sur France Musique. Nous avions travaillé en 2006 sur un premier projet, un livre musical  » Le dossier secret » (éditions!). Les hommages graphiques et narratifs au film de 1925 et classé dans la mémoire du monde de l’UNESCO étaient de toutes les pages. B. Letor me conseilla fortement de m’attaquer directement à la source, à l’ oeuvre légendaire. Mince affaire ! Mis à part les « space operas » dérivés des westerns, Métropolis est la référence de toute la science fiction du XXème siècle. Pillé et repillé, cité, honoré ou outragé, assumé ou non, Métropolis est partout.Ce film est prophètique; les thèmes abordés font le portrait du XXème comme du XXIème siècle : la déshumanisation, les mégalopoles, l’industrie productiviste, les pouvoirs réactionnaires, le clonage, la robotique, les écarts grandissants entre les classes sociales… Plus fort encore, à force de voir de multiples extraits et plagiats, j’étais persuadé d’avoir vu ce film. Quand ? Je ne m’en rappelais pas. Mais oui, je l’avais vu. Mon entourage questionné à ce sujet allait dans mon sens. Tout le monde l’avait au moins vu une fois. Ma génération avait été même frappée par la version de G. Moroder, colorisée et illustrée musicalement par tous les grands groupes rock des années 80 ! Surprise et décrochage de machoire ! Beauté, force et inventivité ! Quoi ? On faisait ça il y a 90 ans ? Sur mon écran, défilaient les images du film des films. Le roi des rois. Culturellement inscrit dans mes gènes, ce film m’était pourtant inconnu. C’était clair. Je devais revenir à la source. Mais comment résumer un tel monstre en une soixantaine de pages ? Impossible de tout faire… Le film est complexe; par exemple, l’écrivaine et scénariste Von Habou qui est une sympathisante nazie, en distille l’idéologie dans le roman mais Fritz Lang qui est son époux transforme le film en réquisitoire contre la barbarie du monde moderne. Metropolis oscille entre les deux camps comme un funambule en péril sur son fil. Trouver justement le bon fil à tirer… Etre respectueux sans être trop fidèle… Alors je décide de quasiment oublier la science fiction. Je m’attache à la rivalité de deux hommes Rotwang et Fredersen, à la révolte d’une classe ouvrière opprimée et manipulée, à la naissance d’un tyran : la fausse Maria, métaphore féminine et inhumaine d’Adolf Hitler. J’élimine sciemment des éléments inutiles ou moralistes. Je transforme même quelques points pour me diriger sur l’essence même d’une histoire simple et forte. Toujours actuelle, plus que moderne, vivante. Pourtant loin de tout changer, j’ai voulu garder l’esthétique merveilleuse du film. J’ai flirté avec images expressionnistes en employant le langage désuet d’un autre temps de la BD. L’encre noire (stylo, plume et pinceau) s’est imposée tout naturellement ainsi que les lettrages écrits à la main pour que textes et images se confondent et immergent le lecteur dans l’histoire. J’ai essayé de redonner la vigueur des insertions textuelles du film muet. J’ai pour cela créé manuellement des lettres gothiques que j’ai voulues modernes et non figées. Les dessins eux-mêmes jouent avec le temps. L’esthétique expressionniste se confronte aux imageries des états autoritaires des années 30. Mon trait essaie tant bien que mal de les unir pour une lecture contemporaine. Ce film n’est pas vieux. Cette bd n’est pas vieille. Les angoisses futuristes de Lang et Von Harbou sont les réalités de notre temps. Nos cités, nos banlieues, la misère dans nos rues et l’indécente opulence de certains… Une bande dessinée comme un hommage, certes, mais d’abord une histoire terriblement ancrée dans notre temps. »

Critiques

La critique sur BDGest de F.Mayaud

Pagination

54 pages

Format

22 cm x 29 cm

Impression intérieur

Noir & Blanc

Papier intérieur

Acroset 150g

Impression couverture

Quadrichromie

Couverture

Rive Tradition 300g

Pelliculage couverture

Vernis Mat

Façonnage

Broché

Sortie

23 mars 2011

Isbn

978-2-35419-048-4